La Maison de l’innovation sociale propose des mesures concrètes pour accélérer la réalisation de grands projets économiques

Partagez la nouvelle

À l’aube des élections au Québec

Montréal, 22 janvier 2026 – Dans le contexte où le gouvernement du Québec cherche à livrer davantage de grands projets économiques avec moins de ressources, la Maison de l’innovation sociale (MIS) lance un appel urgent : il est temps de lever les freins à l’innovation et accélérer la réalisation de projets d’intérêt national.

Alors que le Québec doit revenir à l’équilibre budgétaire d’ici 2030 et que les besoins sociaux, environnementaux et économiques se multiplient, Marie-Christine Ladouceur-Girard, directrice générale de la MIS explique : « Les organismes à but non lucratif (OBNL) vivent un virage majeur qui met leur capacité d’innover et d’expérimenter sous pression. C’est pourquoi la Maison de l’innovation sociale plaide pour des approches qui permettent de livrer des résultats durables. Les OBNL peuvent en faire davantage et peuvent contribuer à la réalisation de projets structurants pour le Québec. Encore faut-il leur donner les moyens et la latitude pour y arriver »

Dépôt d’un mémoire en commission budgétaire

Dans son mémoire présenté au ministère des Finances dans le cadre du budget 2026, la MIS propose deux recommandations concrètes pour renforcer la capacité collective et la performance publique : 

  • Consolider le milieu des OBNL grâce à :
    • la mise en œuvre de regroupements et des mutualisations entre organisations à impact, à travers un sommet québécois annuel de travail intensif, engageant sur place les parties prenantes dans des chantiers opérationnels;
    • la création d’un hub d’innovation sociale physique, conçu comme une infrastructure de consolidation de l’écosystème, offrant des services mutualisés et un accompagnement stratégique aux OBNL et aux organisations d’économie sociale.
  • Accélérer le développement économique durable avec :
    • le déploiement d’une initiative d’expérimentation réglementaire, alignée avec le projet de loi 5, pour accélérer la réalisation de projets structurants tout en réduisant les risques réglementaires, sociaux et territoriaux;
    • la mise en œuvre de démarches territoriales ciblées dans des zones industrielles stratégiques, afin de préparer les milieux de vie à accueillir les grands projets industriels et de soutenir l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre.

Pour lire le mémoire, cliquez ici.

Selon la MIS, ces mesures représentent un investissement modeste avec un effet de levier significatif : réduction des coûts correctifs, augmentation de la capacité d’action des organisations et meilleure prévisibilité des résultats. Cette logique est cohérente avec des données internationales montrant que, dans les grands projets publics, la valeur des investissements est amplifiée lorsqu’on mise sur l’organisation et la coordination des acteurs sur le terrain. La Banque mondiale estime qu’un dollar investi dans ces approches collaboratives génère en moyenne 4 $ de bénéfices (Lifelines, 2019).

La Maison de l’innovation sociale invite les acteurs politiques, économiques et communautaires à saisir cette opportunité de repenser la manière dont l’État et ses partenaires livrent des résultats concrets et durables. Pour y arriver, au bénéfice de toute la population québécoise, la MIS offre son entière collaboration, son expertise et son réseau au gouvernement du Québec afin d’identifier, mettre en œuvre et évaluer toutes les opportunités d’innovation dans les grands projets en cours et à venir.

À propos de la MIS
Fondée en 2017 à l’initiative d’HEC Montréal, Concordia et de fondations (McConnell, Mirella et Lino Saputo), la MIS est un centre d’expertise qui libère le pouvoir de l’innovation sociale pour régler des problèmes de société. Parmi ses réalisations: 5 000+ acteurs du changement accompagnés, 150+ organisations soutenues, 80 % de clients ayant concrétisé une initiative innovante en 2024, 65 % des revenus générés de façon autonome.